Le feu est au rouge, lisez en attendant...

Le feu est au rouge, lisez en attendant...
Bienvenue à bord de notre au-TOM-O-BILL-e!!

Tomate et Chouquette seront vos guides durant ce périple où les jumeaux Kaulitz en verront de toutes les couleurs...


Nous cédons le passage aux pubs mais STOP aux commentaires rageux,
ils n'ont pas le droit de stationner ou même de s'arrêter
Si vous ne voyez pas le panneau d'interdiction, nous sommes désolées,
mais vous n'avez pas le permis de circuler sur notre fic

D'accord, le taux d'alcoolémie est restreint, mais pas le taux de rire,
vous pouvez consommer notre humour sans modération !

Sur ce, vous avez les clés en main, BON VOYAGE, et surtout, n'oubliez pas les pauses toutes les deux heures !

# Posté le mercredi 26 août 2009 13:12

Modifié le mardi 01 septembre 2009 13:25

Chapitre un

Chapitre un
Elle s'enroule dans sa longue serviette blanche. Délicatement, ses lèvres pulpeuses viennent rencontrer les miennes pour un baiser des plus sensuels. Puis elle se relève, sa serviette épousant parfaitement ses courbes sublimes. Me jetant un dernier coup d'½il, murmurant avec son regard « Je suis toujours libre », elle se tourne et quitte la pièce. Je me délecte de ses longs cheveux parcourant sa colonne vertébrale dénudée, observe avec délice son popotin voguer sous la serviette dont j'ai pris un plaisir certain à lui arracher quelques heures plus tôt. Je reste installé encore quelques minutes, savourant avec appétit le moment intense que nous venons de vivre. Nous avons fait l'amour.
Son nom m'était inconnu. Encore plus excitant.


J'avais les yeux fermés, laissant la chaleur suffocante m'emporter dans un état de relaxation totale. Puis, j'ai entendu la porte en bois, ou devrais-je dire le portique, grincer. Curieux, j'ai ouvert un ½il, faisant toujours mine de somnoler. Et je l'ai vue. Ses jambes dorées qu'elle massait délicatement. Son corps recouvert, comme moi, par cette simple serviette au sigle de l'hôtel. Je me suis rapproché, mimant toujours le sommeil. Une fois à côté d'elle, cette dernière a passé ses mains sur mon torse. La chaleur intense dans la pièce n'a accentué que davantage la passion qui brûlait en nous. Coucher dans un sauna, toute première fois que cela m'arrive. Nos corps, dégoulinants de sueur, collés l'un à l'autre, prêts à assouvir le désir rongeant nos entrailles. La porte n'était pas fermée, encore plus excitant. J'aime coucher alors que je ne m'y attends pas. C'est tellement original. Je ne peux pas dire que nous avons baisé comme des Dieux. Non, c'était bien mieux que ça. Les Dieux, en nous observant, devaient s'en mordre les doigts. Faire l'amour comme Des dieux, c'est de la gnognotte à côté de faire l'amour avec Tom Kaulitz. J'espère qu'elle en a profité, car c'est la seule fois qu'un mec aura été capable de l'accompagner au 7ème ciel. Tous les garçons leur font entrevoir le 1er, les plus doués parviennent à leur montrer de loin les nuages du 2ème. Et le pire, c'est qu'elles en sont ravies.
Les filles, vous êtes satisfaites de bien peu. Vous méritez beaucoup mieux.


Pour moi, chaque fille est un Kinder surprise. Chacune renferme au fond d'elle une surprise bien cachée. C'est vrai, après tout, en surface, elles sont toutes pareilles, plus ou moins belles, mais pareilles. Il faut être un peu idiot pour ne se satisfaire que d'une seule surprise. Je suis friand de cadeaux, et gourmand par-dessus le marché. Etre entouré de Kinder surprises, c'est tout simplement magique, féérique. Je m'amuse comme un petit fou.

Je me recouvre de ma serviette tombée au sol pendant notre étreinte, et, tel un coq sortant de sa basse cour, je sors me rincer dans l'eau gelée. Dès que je commence à grelotter, je file dans ma chambre. Le torse haut, les dreads emmêlées, je fais mon beau.

Tahiti. La simple évocation de cette île renvoie l'image de filles en bikini et autres plaisirs des vacances au soleil. Mon séjour a commencé sur les chapeaux de roue. Coucher dès la première matinée.
J'attends la deuxième surprise avec impatience.

Je profite d'un bon bain moussant que j'ai pris soin de me préparer. A midi, j'ai rendez-vous avec Bill, parti jouer au golf sur le terrain privé de l'hôtel. Il veut aller manger un repas typiquement tahitien. Je lui ai proposé de goûter une tahitienne. Il s'est retourné le poignet en tentant de me frapper. Tant pis pour lui. Monsieur veut attendre le mariage. Pour l'embêter, je n'arrête de lui répéter :


« -Mais Bill, comment tu vas faire si tu ne maries pas ?
-Eh bien, tant pis ! »

Je plains son premier Kinder. J'enfile un maillot de bain et rejoins mon frère devant sa chambre. Il a opté pour son éternel tee-shirt et son jean, qui font vraiment tâche.

« - Mais enfin, Bill, on est en vacances ! A Tahiti !
-Et alors ? »

Je ne préfère pas tenter de le comprendre. C'est comme partir faire du ski en sous-vêtements ! Bill ne doit pas connaître la notion de chaud et de froid.


Nous descendons tranquillement, je souris à quelques beautés. Elles gloussent comme des pintades. Quelques thons tentent leur chance en m'adressant un signe de main. Je fais mine de ne pas les voir. Désolé, je n'aime pas les surprises périmées. Il me faut du frais.
Voyant mon attitude, mon frère soupire longuement, apparemment désespéré. C'est ça d'attendre le mariage, on finit par se sentir déprimé. Il n'y a qu'à comparer notre teint. Le mien est hâlé et tonique, quant au sien, il est morne et horriblement pâle.

Je ressemble à un coq débordant d'énergie, lui à une vulgaire larve. Nous quittons le palace et nous engageons en bord de mer. Je laisse tremper mes pieds dans l'eau quasi bouillante, quant à lui, il tente de marcher avec ses tongs sur le sable mouillé.


« - Tom, c'est quoi ces chaussures ?!
-Ce ne sont pas des chaussures, mais des tongs !
-Mais c'est nul !
-Non, tu ne sais pas marcher avec !
-Mais ça fait mal !
-Il faut souffrir pour être beau, je ne t'apprends rien ! »


Il grogne et laisse ses pieds nus, tenant ses tongs à la main. Puis il s'arrête devant un petit stand en paille. De jolies tahitiennes exécutent des danses locales, leurs corps se trémoussent au son d'une musique des îles. Bill s'avance vers le comptoir. Je reste ébahi, la bouche ouverte, face à toutes ces silhouettes toutes plus excitantes les unes que les autres. L'une d'entre elles s'approche et attrape ma main. Tu veux danser ma belle. Avec moi, tu vas apprécier. Nos corps se collent. J'ai le nez sur sa poitrine, les mains sur sa taille, les pensées au placard. Une main froide vient se poser sur mon épaule dorée. Vexé, je me retourne. La larve me toise, la bouche pleine.

« - Trou vrien mranger ?
-Qu'est-ce que tu racontes ?!
-Tu viens manger ?
-Tu vois pas que je suis un tout petit peu occupé là ? »


La mine boudeuse, il me tend une mangue. Je soupire et me retourne vers ma petite sucrerie. Dans un anglais approximatif, je lui déclare :

« - Je vais me restaurer, ma noix de coco.
-Fais, mon charmeur de noix de coco. »


Je l'embrasse furtivement et file rejoindre mon frère déjà installé dans le sable, enfournant dans sa bouche papayes cuisinées et autres spécialités inconnues.

« - Goûte moi ça ! Meilleur que n'importe quelle fille !
-Je ne te crois pas, mais je veux bien goûter ! »


J'avale quelques bouchées de cette salade composée.

« - C'est quoi ? C'est bon !
-Chao mein. Aucune idée de ce qu'il y a dedans, mais c'est bon ! »


Chao mein. Sympa comme nom. Nous dévorons chaque plat jusqu'à en avoir le ventre gonflé à bloc.

« - Tom, je suis enceinte ! »

Bill soulève son tee-shirt et me montre son ventre rebondi.

« - Bill, bronze un peu avant de t'exhiber ! »

Il me lance une noix de coco sur la tête. Je grogne faiblement.

« - Alors, le charmeur de noix de coco ? Celle-la ne te donne pas envie ?
-Fais la sieste ou tu vas voir où cette noix de coco va atterrir. »



Mon jumeau s'allonge, ses cheveux en hérisson rencontrant et se mélangeant avec le sable fin. Pour enlever chaque grain, il va s'en voir. Pendant plusieurs minutes, je le regarde dormir. Mais, il faut l'avouer, regarder quelqu'un amorphe, produisant des bruits plus connus sous le nom de ronflements, se tordant comme un asticot, c'est assez ennuyeux. J'ai donc décidé d'aller voguer sur la plage. Soudain, et avec plaisir, j'ai retrouvé ma noix de coco. Elle se prélassait dans l'eau turquoise. J'ai couru vers elle, le sourire aux lèvres. En me voyant, elle a hurlé :


« -Oh, mon charmeur de noix de coco ! »

Je l'ai rejointe dans l'eau chaude. Elle a attrapé mes mains, et nous avons dansé tous les deux comme des ... cons. Oui, faut l'avouer, danser dans l'eau, ça fait con. En plus en sifflotant, ça n'arrange rien au tableau. Des gouttes d'eau perlaient sur son corps de sirène. J'ai approché ma bouche de son ventre pour aspirer l'eau qui y dégoulinait. Beurk, quelle horreur ! J'ai craché à plusieurs reprises.

« - Qu'est ce qu'il y a, mon croupion ?
-Croupion ?
-Oui, que se passe-t-il ?
-Elle est dégueulasse cette eau. Pourquoi tu m'appelles croupion ?
-Tu n'aimes pas ?
-Je ne sais pas ce que ça veut dire.
-C'est la partie postérieure d'une volaille ou d'un oiseau.
-T'es en train de me dire que je ressemble à un cul de poule ?
-C'est un compliment par ici.
-Très peu pour moi. »


Je sors de l'eau, l'éclaboussant le plus possible. Elle me regarde partir, peinée. Moi, Tom Kaulitz, ressembler à un cul de poule, non mais oh ! Vexé, je retourne voir Bill toujours profondément endormi.

« Bill ? »

Un ronflement des plus étranges me tient lieu de réponse. Je le secoue, l'obligeant à ouvrir un ½il.

« - Bill ?
-Quoi ?
-Est-ce que je ressemble à un ... culdepoule ?
-A un quoi ?
-Cul de poule. »


Il commence à rire. Virant à la tomate, il s'allonge, se tenant le ventre. J'attends qu'il daigne se calmer. Il tente de respirer et se relève pour se retrouver à ma hauteur. La mine inquiète, je le reluque.

« - Oh, mon petit cul de poule chéri », me susurre-t-il en triturant mes joues.

Je le repousse, très honteux.

« - Réponds.
-Je dois t'avouer, mon cher Tom, que l'observation des culs de poules n'est pas ma passion première. Mais si tu trouves que tu leur ressembles, libre à toi.
-Non, bien sûr que non !
-Qui t'a dit ça, alors ? »


Je ne veux pas répondre. Je n'avouerai jamais à mon jumeau qu'une fille m'a surnommé croupion. Je tiens au peu de dignité qu'il me reste. Je m'allonge, croisant les bras, la mine boudeuse. Bill repart dans sa sieste.


C'est décidé, je déteste les poules.





Les lectrices qui souhaitent être prévenues de la suite doivent commenter le dernier chapitre posté =D
On espère que ce premier chapitre vous plait ! Gros bisous !
Tomate et Chouquette !

# Posté le lundi 24 août 2009 11:02

Modifié le jeudi 03 septembre 2009 13:57

Chapitre deux

Chapitre deux
Tahiti, fichtre, quelle idée ! Le sable qui s'entortille dans ma crinière lissée avec soin, les vagues qui s'aplatissent contre ma face enduite de fond de teint, ces foutues « tongs » qui, au vu de leur design, doivent détruire les orteils, offertes par mon idiot de jumeau, quelle bonté ! C'est bien ma veine, tiens ! Me la « couler douce » au Soleil ! Ouais, mais se la couler douce, c'est aussi couler tout court ! Je ne sais même pas nager ! Les touristes pullulent un peu partout, tels des termites assiégeant les plages, les hôtels, les restaurants ... D'accord, on a la suite la plus somptueuse du Palace, mais tout de même, je tiens à un minimum d'intimité. Je sors de la chambre, des gens (en maillot de bain). Je vais dans l'ascenseur, des gens (en maillot de bain). Je vais me promener, des gens (en maillot de bain) ! Je vais faire du shopping, des gens (en maillot de bain) ! A croire qu'île paradisiaque rime avec indécence ! Non, fichtre non ! Je ne pensais pas que mon cher Tom allait m'embarquer dans une aventure bondée de coquillages et de crustacés ! Sur des plages même pas abandonnées... Voyons le bon côté des choses, je vais pouvoir mettre en pratique mon goût poussé de la découverte pour apprendre les délices de cette culture tahitienne. Quoi de mieux pour commencer la journée qu'une partie de ... golf ! Oui bon, pas très tahitien tout ça, mais j'ai besoin de mon quota d'exercice ! A part griller comme des lézards, je ne sais pas quel sport est à la mode sur cette île ! Le beach-volley, peut-être... Mais en tongs, JAMAIS ! Je m'étire de tout mon long dans mon lit taille XXL, j'entends mon frère ronfler dans la chambre à côté. Et c'est moi qu'on insulte de tractopelle. Je vérifie l'heure : 9h30. Parfait. Je file réveiller Tom qui imite à merveille un ours qu'on aurait sorti de son hibernation.


« - Bill, c'est toi ?
-Non, c'est Angelina Jolie.
-Sérieux ? »


Ah, la naïveté de mon frère m'attendrira toujours. Ce dernier, croyant vraiment mes propos, s'est redressé sur son matelas, tel un ressort qu'on aurait tendu comme un string. Son regard embrasse la totalité de la pièce, pour tomber sur ma tête. Il se met alors à pousser un hurlement, et moi, en bon trouillard, je tombe du lit !

« - Bill ?
-Non, c'est Angelina, crétin !
-Waouh, sans maquillage et l'haleine pas fraîche ça te ... change !
-Comme si tu ne m'avais jamais vu avec ma tête du matin !
-J'ai toujours du mal à m'y habituer, malgré le temps. Faut dire que ce n'est pas du joli joli ...
-Espèce de sale poulpe ! Je te signale, pour ta gouverne, que sans artifice, on a la même gueule du matin ! D'ailleurs, on a la même gueule tout court !
-Par pitié, Bill, tu vas pas me dire que je ressemble à ... ça ! Mouhaha !
-Je te remercie. « Ça » c'est ton jumeau !
-Mouhaha !! »

Il se tord sur son lit comme un asticot. Je me relève et me masse le derrière qui a amorti ma chute. L'humour de mon frère me fera toujours autant peu rire. Mon double se lève, fier, bombe le torse en se mettant face à moi, bouge sa tête pour que je me reçoive ses dreads, tandis que je me masse toujours le popotin, et file jeter un coup d'½il à sa figure dans la salle de bain. Je l'entends s'écrier.

« Ah ! Mais quelle horreur ! Bill, sors de ce corps ! »

Je grogne et ricane en même temps. Mon frère ressort, et fait profil bas.

« - Bon, Bill, mes dreads sont emmêlées, et ma nuit a été un peu agitée ...
-Un nouveau Kinder ?
-Pas encore, justement. Ca me stresse, une première nuit dans un hôtel sans un bon ½uf au chocolat pour me réchauffer.
-Crétin fini.
-Pourquoi tu m'as réveillé ?
-Je voulais te prévenir et te dire que j'allais au golf ce matin. Te marre pas, je vais m'entraîner !
-T'as déjà joué au golf ?
-Faut un début à tout.
-Bill, tu me désespères. On est à Tahiti, la mer t'ouvre ses bras, les filles aussi, et toi, tu vas aller enlacer une batte de golf !
-Pour info, ce n'est pas une batte, mais un club !
-Oui, enfin.
-Que vas-tu faire, toi ?
-Pour ma part, je vais aller prendre soin de mes pores dans le sauna. Tu es sûr de ne pas vouloir venir ?
-Très peu pour moi, je veux jouer au golf.
-Si tel est ton désir.
-Par contre, on se retrouve à midi devant la suite. J'aimerais aller manger un repas typiquement tahitien, pas un de ces trucs « européens » qu'ils nous servent à l'hôtel.
-Si tu veux, il doit y en avoir plein sur la plage. Mais tu devrais essayer une Tahitienne ! »

Je m'apprête à lui retourner une droite qu'il esquive de belle manière. Penaud, je déclare :

« - Bon, alors à tout à l'heure. Je me prépare et j'y vais.
-Mets la dose pour le maquillage !
-Je t'enchose !
-Je t'aime aussi ! »


C'est assez bizarre à dire, mais mon frère ne m'énerve jamais. Son humour laisse à désirer, certes, mais je ne peux lui en vouloir. Quand il m'embête, j'ai toujours tendance à réagir comme une passoire, laissant s'évaporer ses remarques désobligeantes. Oui, je ne pense pas pouvoir réussir à m'énerver un jour contre Tom. A part s'il me coupe les cheveux pendant la nuit, peut-être...

Sous la douche, j'utilise mon nouveau Ushuaia « Fraîcheur des îles », saveur noix de coco, pour me mettre dans l'ambiance, lisse ma tignasse qui se la joue rebelle, le changement de climat à mettre en cause, parcours mon visage d'une poudre nacrée et habille mes yeux d'une robe noire et sobre, histoire de relever le chocolat de ces derniers qui sont, je dois l'avouer, un peu pâteux. J'opte pour mon éternel ensemble tee-shirt et jean, puis file sur le terrain de golf situé juste derrière l'hôtel, à côté de la piscine à vagues. J'ai même le droit à un prof particulier. L'homme m'attend de pieds fermes avec ses clubs et son sourire Colgate. Nous conversons comme nous pouvons en anglais, et j'ai du mal à mettre en pratique ses quelques explications. Bon sang, je vais bien réussir à faire tomber cette foutue balle dans ce foutu trou ! Je ne suis pas bigleux ! Il faut que j'y arrive, pour mon orgueil propre ! L'homme me dit que ça ne fait rien, que je suis un débutant ! Mais non, Gugus, tu ne m'as pas bien regardé ! Je suis Bill, Bill Kaulitz ! J'ai donné je ne sais combien de concerts un peu partout dans le monde, alors tu penses franchement que je vais abandonner face à ce petit trou qui me nargue ? Tu ne sais pas à qui tu as à faire, mon Chouquet ! Je réessaye, encore et encore, mais rien à faire, ça ne rentre pas ! Alors, finalement, en bon vainqueur, j'abandonne. La mine déconfite, la tête basse, je déserte le front et m'enfuis vers des contrées plus sûres. De toute façon, je commence à avoir faim. J'épongerai ma mauvaise humeur grâce aux saveurs exquises des plats que je m'apprête à me mettre sous la dent. Je rejoins Tom, en maillot de bain à fleur, qui s'étonne de me voir accoutré de cette manière.


« - Mais enfin, Bill, on est en vacances ! A Tahiti !
-Et alors ? »


Oui, et alors ? Nous descendons sans mot dire, Tom à l'affût des moindres battements de cils de ces dames. Certaines, moins jolies que d'autres, n'ont pas la chance de se voir offrir le sourire « de tombeur » de mon crétin de jumeau. Je soupire, dépité. Pour qui se prend-il, ce coq en pattes ! Si seulement l'une d'entre elles avait la bonne idée de le remballer ! Grand Dieu, regardez-le se pavaner! Je me plains de ces fichues tongs, et finis par me déchausser, profitant du contact du sable mouillé contre mes plantes de pieds. Ça y est, le radar Kaulitz junior en a repéré une qui sort du lot ! Je le laisse se trémousser et file commander de nombreux mets. Le petit stand en paille très authentique me met les larmes aux yeux. Encore un peu de naturel subsiste autour de ces vautours de superficialité...


Les mains pleines, je file rejoindre mon jumeau qui n'est plus parmi nous, mais dans le décolleté de la charmante créature qui l'accompagne. Je le sors de sa transe, et monsieur boude ! Je lui tends une mangue, pour me faire pardonner, et file m'installer dans le sable fin. Sans attendre, mon estomac m'ordonne de se restaurer, et mon frère débarque. Bon sang, ce Chao Mein que cet aimable serveur m'a refilé, c'est extra ! C'est extra !


« - Goûte moi ça ! Meilleur que n'importe quelle fille !
-Je ne te crois pas, mais je veux bien goûter ! »


Tom tente l'expérience, ça a l'air de lui plaire.

« - C'est quoi ? C'est bon !
-Chao mein. Aucune idée de ce qu'il y a dedans, mais c'est bon ! »


Nous mangeons, nous dévorons, nous ingurgitons jusqu'à plus faim ! J'ai le ventre énorme et commence à me plaindre, tout en soulevant mon tee-shirt, pour laisser apparaître un ventre rond comme un ballon.

« - Tom, je suis enceinte ! »

Il fait la grimace.

« - Bill, bronze un peu avant de t'exhiber ! »

Pour me défendre, je lui lance une noix de coco et, sous la menace, me mets à faire la sieste. Tant pis pour le lissage, tant pis pour les heures que je vais devoir passer à retirer les divers grains de sable, je dors. J'entends soudain Tom qui m'interpelle. La première fois, je fais la sourde oreille, et c'est un ronflement qui lui tient lieu de réponse. Il réitère son appel, et je décide de le prendre en compte.

« - Bill ?
-Quoi ?
-Est-ce que je ressemble à un ... culdepoule ?
-A un quoi ?
-Cul de poule. »

Je pars dans un fou rire monumental. Mon Dieu mon Dieu, mes abdos ! Que c'est drôle !
Voyant la tête que mon frère me tire, je reprends rapidement mon sérieux. Enfin, plus ou moins.

« - Oh, mon petit cul de poule chéri. » je lui susurre avec moquerie.

Mon jumeau en a pris un bon coup. Son petit air hautain a disparu, et je sens dizaines d'SOS pointer dans le fond de ses prunelles.

« -Réponds.
-Je dois t'avouer, mon cher Tom, que l'observation des culs de poules n'est pas ma passion première. Mais si tu trouves que tu leur ressembles, libre à toi.
-Non, bien sûr que non !
-Qui t'a dit ça, alors ? »


Il ne me répond pas, mais je le sais déjà. C'est cette fameuse jeune fille. Je me rendors, un sourire aux lèvres.


Je commence déjà à adorer les poules... Et Tahiti.

# Posté le dimanche 20 septembre 2009 16:01

Modifié le lundi 21 septembre 2009 14:06